Pour distribution immédiate
26 janvier 2021 

OTTAWA, ON –  Des experts onusiens ont remarqué le déferlement croissant d’une préoccupante tendance mondiale :  les gouvernements autorisent l’accès à l’aide à mourir en se basant essentiellement sur le motif de déficience ou d’état de santé handicapant.  Aujourd’hui, trois Rapporteurs spéciaux des Nations Unies, – droits des personnes handicapées, personnes âgées et extrême pauvreté -, ont sonné l’alarme pour arrêter le plan du gouvernement canadien de faire adopter le dangereux projet de loi C-7.  

Le projet de loi C-7, actuellement saisi par le Sénat, ouvre le couloir de la mort aux personnes non mourantes mais qui ont une déficience ou un état de santé handicapant.  Le message des Rapporteurs reprend celui des groupes représentant les Canadiennes et Canadiens en situation de handicap qui se sont constamment opposés au projet de loi C-7.

Robin Acton, présidente d’Inclusion Canada a répondu « Nous avons dit aux membres du Parlement et au Sénat que le projet de loi C-7 était dangereux, discriminatoire et menaçait la vie des personnes en situation de handicap.  Le gouvernement fédéral a maintes et maintes fois refusé de nous écouter.   Mais maintenant, le monde est à l’écoute…Il est temps que le gouvernement entende et respecte notre voix. La déclaration des Nations Unies confirme notre position : le projet de loi C-7 laisse croire que la vie des personnes handicapées n’a aucune valeur. » 

La déclaration des Nations Unies est un avertissement lancé aux États : « le handicap ne devrait jamais être un motif ni une justification de mort directe ou indirecte des individus. Des lois comme le projet de loi C-7 enchâsse la discrimination à l’égard des personnes handicapées et viole la Convention relative aux droits des personnes handicapées, signée et ratifiée par le Canada.

Pendant la pandémie mondiale, alors que les personnes en situation de handicap tentent jour après jour de survivre, le Canada continue à propulser le projet de loi C-7 dans les arcanes parlementaires.  Le Comité permanent sénatorial des affaires juridiques et constitutionnelles reprendra ses travaux le 1er février avec la deuxième lecture de cette loi.  Le Senat a le pouvoir d’en arrêter la progression et de s’assurer que le Canada ne soit pas reconnu comme un pays dévalorisant la vie des personnes en situation de handicap. 

Krista Carr, vice-présidente d’Inclusion Canada a déclaré : « Nous nous sommes fiers que le Canada soit un leader dans l’avancement des droits de la personne.  Pour honorer nationalement cet engagement, nous demandons tous les parlementaires d’arrêter ce projet de loi.  Le monde nous regarde! »

Lien avec le communiqué des Nations Unies

– 30 –


Contact média :  Marc Muschler, agent principal des communications, Inclusion Canada, mmuschler@inclusioncanada.ca 

Inclusion Canada est une fédération nationale de 13 associations provinciales-territoriales et de plus de 300 associations locales œuvrant pour la pleine inclusion et pour les droits des personnes ayant une déficience intellectuelle et leurs famillesInclusion Canada montre la voie en contribuant à l’édification d’un Canada inclusif. Elle s’efforce de le faire en renforçant les familles, en défendant les droits et en transformant les communautés en espaces où tout un chacun a une place.