Le capacitisme, c’est croire qu’il est « normal » de ne pas être en situation de handicap et que la « normalité » est préférable. C’est de la discrimination basée sur le handicap. 

Voilà le capacitisme est une campagne inspirée de l’article 8 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, auquel les Canadiennes et les Canadiens en situation de handicap ont redonné vie.  


Nous savons que # Voilà le capacitisme:

Nous avons interrogé des personnes en situation de handicap sur le capacitisme et son impact sur leur vie. Voici les réponses que nous avons obtenues.

Description du visuel de la vidéo Tik Tok intégrée:  Une femme à double chignons roses se tient debout, confiante, dans les bois.  Elle fait face à la caméra, rétroéclairée par les rayons du soleil.  Dans le coin supérieur gauche est écrit: « Capacitisme : préjugé inconscient. »
Description du visuel de la vidéo Tik Tok intégrée :  Deux femmes sont assises côte à côte. Celle de gauche porte un confortable haut parme assorti à ses cheveux bruns.  Celle de droite porte un débardeur gris; ses cheveux sont tirés à l’arrière en queue de cheval.  Toutes deux ont des lunettes et sourient avec malice.

Description de l’image intégrée dans la vidéo Tik Tok : Un(e) enfant portant une chemise à manches longues rayée rouge et bleue, enlève l’étiquette d’une bouteille de boisson.  Et l’écran indique « Pas d’étiquette, capable seulement ».
Description du visuel de la publication Instagram intégrée:  Fond gris chaud, avec dans le coin inférieur droit, une fleur bleue fanée dans une cage.  La légende se lit : « Capacitisme carcéral. C’est croire que les personnes en situation de handicap, notamment celles ayant une déficience intellectuelle, développementale ou psychiatrique, doivent être institutionnalisées pour recevoir des soins. »
Description du visuel de la publication Instagram intégrée:  Une carte de bingo intitulée « University Ableism Bingo (Bingo sur le capacitisme universitaire). Sur le carré du centre on peut lire «  Ableism Free Play (Jeu gratuit sur le capacitisme) »  La description totale se retrouve dans la légende de l’image. 
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Description du visuel de la publication Instagram intégrée:  Vidéo d’une personne en fauteuil roulant faisant du parapente dans un ciel bleu crayeux. Les roues du fauteuil sont épaisses et adhérentes.  Un « Go-Pro » (Vas-y Champion) est fixé sur le casque du parapentiste.
Description du visuel de la publication Instagram intégrée: Un homme en noir, avec une casquette plate et des écouteurs, debout à l’extérieur d’un édifice architectural dont les multiples fenêtres reflètent les nuages dans le ciel.  Il est bien campé sur ses jambes, les bras ouverts. Il est peut-être juste en train de chanter ou de crier?
Description du visuel de la vidéo Tik Tok intégrée:  Un fond noir. La phrase « What is Ableism? » est en caractères blancs au centre de l’écran

…et que la capacitisme est tellement plus que ça.


Une grande affiche style bande dessinée partagée en deux, un côté d’un bleu polaire et l’autre d’un rose doux. Chaque page compte sept panneaux correspondants qui se reflètent sensiblement. 

Sur le premier panneau de gauche, le personnage principal est assis dans la section « sièges réservés » d’un wagon de métro. C’est un Africain-Américain, portant des pantalons bleus mi-mollets et un trop grand chandail gris à capuche.  Il tient son téléphone dans la main gauche et son sac est posé à ses pieds, contre ses chevilles. De la main droite, il s’accroche à la barre reliant le siège au plafond. Derrière lui, une affiche avec simple effet d’entraînement se lit « Le temps c’est de l’argent. » Cinq autres passagers, assis dans le wagon, sont teintés en bleu pour se fondre dans l’arrière-fond.  Ce qui oblige le regard à se fixer sur la couleur plus chaude du caractère principal.  
  
Sur le deuxième panneau, un programme « Cartes » apparait sur le téléphone du personnage principal, avec l’indication de sa station.   En regardant par-dessus   l’épaule du jeune homme, nous apercevons une paire de bottes noires devant lui.   La femme qui les porte se racle la gorge pour attirer l’attention du personnage principal :
 « Hum ». 

Dans un plan-taille, le troisième panneau nous révèle davantage le personnage principal et la femme.  Elle est blonde, porte des pantalons noirs et une chemise mauve. Son sac à dos est posé sur le siège à côté d’elle, ce qui indique qu’elle contrevient elle-même à une règle du métro.  Le personnage principal est surpris d’entendre la femme déclarer, en pointant son doigt vers lui « vous savez que vous êtes dans la section des sièges réservés n’est-ce pas? » 

Dans le quatrième panneau, le personnage principal se tourne pour regarder la cloison vitrée qui les sépare.  On peut voir les portes du wagon à travers la vitre.  Sur cette cloison, est affiché un petit symbole universel du handicap :  un homme en fauteuil roulant.   Le jeune homme semble blessé et confus quand il comprend de quoi l’accuse la femme. 

Dans le cinquième panneau, notre personnage principal est debout, fâché et dit « Je partais de toute façon. » Il a ramassé sur son sac mauve foncé sur le sol et a sorti sa canne pliante à bout rouge.  Nous pouvons voir un homme, grand, arriver sur le côté gauche du panneau, les poings fermés.  Il porte un-T-Shirt blanc et des jeans gris-bleus. 

Dans le sixième panneau, on peut voir l’homme donner un coup d’épaule au personnage principal et, par la force de frappe, le projeter hors du panneau.  Le corps du jeune homme couvre le côté inférieur droit du cinquième panneau et une partie du côté gauche du septième panneau. Ses lunettes sont tombées et sa canne a chuté. La bousculade l’oblige à serrer les dents de douleur. Le coup s’est doublé d’un audible « VLAN ». 

Dans le dernier panneau, à gauche, le personnage principal est debout,  échevelé,  sur la plateforme, juste à l’extérieur des portes coulissantes du wagon.  Il tient fermement sa canne car ses lunettes pendent sur son visage.  Il a juste évité de tomber.  On peut voir qu’il n’y a pas de surface podotactile de sécurité en bordure de quai.  

Le côté droit de la bande dessinée est totalement coloré en rose et rouge clairs, ce qui ajoute un peu plus de chaleur et un ton plus stimulant à l’histoire. Il s’intitule « Voilà ce qui est possible ».   

Dans le premier panneau, On peut voir le personnage principal par-dessus son épaule, regardant vers la droite de la page.   Dans sa main droite, il a son téléphone noir, ouvert sur le programme « Cartes » opérationnel; de sa main gauche, il tient la barre qui relie son siège au plafond.  Nous pouvons voir la paire de bottes noires de la personne assise devant lui dans le wagon. Une annonce diffusée à voix forte couvre le premier et le deuxième panneaux, signalant « Prochain arrêt, station de la rue Main. » 

Dans le deuxième panneau, nous voyons le personnage principal regarder son téléphone au moment de l’annonce.  Il sourit et de petites lignes blanches apparaissent pour le montrer.  Nous pouvons voir un jeune homme en train de dormir sur les sièges de l’autre côté de la porte.  Il est profondément endormi.  Des affiches sont posées derrière lui.  On peut y lire les mots suivants, inscrits en caractères gras sur fond simple, : « Soyez prudent! Prenez votre temps”.   

Notre personnage principal est debout sur le troisième panneau.  Au-dessus de la porte, un écran indique le prochain arrêt « Prochain arrêt, station de la rue Main, 5 minutes. » Le jeune homme semble excité et des lignes apparaissent autour de lui pour montrer lui le mouvement ascendant du regard.  

Avec un regard inquiet, le personnage principal intervient auprès du jeune homme endormi qui porte un T-Shirt blanc et des jeans gris-bleus.  Il tire sa canne extensible à bout rouge de son sac mauve foncé et dit “ Hé mon gars, dernier arrêt.  La bulle (avec ses paroles) couvre pratiquement le fond mais on peut voir le reste du wagon. 

Dans le cinquième panneau, nous voyons les portes du métro s’ouvrir et les deux personnages sortir du wagon.  Le personnage principal déploie sa canne en sortant et l’autre jeune homme court pour le rattraper. 

Les sixième et le septième panneaux se superposent l’un au-dessus de l’autre et l’on voit les deux personnages partir dans des directions opposées.  Le personnage principal se dirige vers la droite, en souriant et faisant un signe de la main. « Merci encore mon ami » répond le jeune homme.  « Pas de problème » conclut le personnage principal. Leurs pieds sont hors du panneau car la canne tape sur la bande podotactile de sécurité en bordure du quai. 

Dans le dernier panneau, le personnage principal marche la tête haute, se servant de sa canne sans craindre de se blesser ou d’être poursuivi.  Il marche, calme et tranquille, un sourire aux lèvres.

Déclaration de l’artiste:

Possibilités est une bande dessinée sur double page, produite par Mary-Rose Little, une artiste en situation de handicap du nord de l’Ontario, exerçant son art à Toronto.   Ce projet a été créé pour attirer l’attention sur le capacitisme dans les lieux publics comme les hôpitaux et les transports publics. Mary a mis en vedette une personne ayant une déficience visuelle qui, par le biais du système de transports publics, s’aventure dans un monde de capacitisme et dans une version idéalisée de notre propre monde, dépourvu de ce préjugé.  Les dessins concordants des deux pages se répondent en montrant comment la dignité, les droits fondamentaux de la personne et le respect peuvent transformer la vision et le comportement d’une personne.  Mary-Rose, les autres contributeurs et Inclusion Canada espèrent discuter de ces sujets importants et compliqués non seulement en respectant ceux qui éprouvent du capacitisme mais encore en éclairant leur lutte et le fardeau du capacitisme sur les personnes en situation de handicap. 


Comment lutter contre le capacitisme chez vous, dans votre communauté et dans votre secteur? 

Tout d’abord, plongez-vous dans les droits des personnes en situation de handicap et dans la justice pour les personnes handicapées.

Commencez à visualiser un Canada radicalement différent, plus accessible et plus inclusif.  Joignez-vous aux personnes qui cassent le moule, réclament leurs droits et recherchent la justice. Appuyez celles et ceux qui luttent pour combler leurs besoins fondamentaux.

Ralentissez. Demandez-vous pour quelle raison  vous êtes inspiré(e) ou au contraire pour quelle raison vous éprouvez de la pitié.  Écoutez! Agissez! Mettez-vous au défi de même reconnaître le capacitisme.  Interrompez la violence.  Respectez la dignité inhérente de toutes les personnes.  

Et pour plus d’inspiration des Nations Unies HCDH:


Examinez notre blogue pour les alliés:  D’un(e) allié(e) à un(e) autre: Comment se joindre aux personnes en situation de handicap dans leur lutte contre le capacitisme (Réflexions personnelles)


Voulez-vous participer à la campagne #VoilàleCapacitisme ?

Pensez à nous envoyer un courriel!

Nous aimerions vraiment savoir:

• Comment le capacitisme s’est-il manifesté dans votre vie?

• Avez-vous des idées ou des pistes pour transmettre notre matériel  à commencer par les personnes qui travaillent dans les centres de soins de santé et le transport en commun?

Utilisez le #VoilàleCapacitisme dans les médias sociaux.


« Être exclus de l’univers des personnes qui importent signifie occuper une position éternellement  préconstruite par référence à ce qu’elle n’est pas, à savoir : non blanc, non de langue maternelle anglaise, non marié, non mâle, non valide, pas vraiment de notre classe sociale…Être l’une des personnes normales signifie être défini par référence à ce que vous êtes déjà et de ce fait, passer rapidement à la conviction que votre propre position est naturelle et dépourvue de toute connotation politique. » (Julian B Carter)

« Le capacitisme permet aux  personnes queer et  trans d’être institutionnalisées en tant que  personnes ayant une déficience mentale; pour les communautés de couleur d’être perçues comme moins capables, moins astucieuses et moins intelligentes et par conséquent, « naturellement » vouées au  travail forcé; pour les corps des femmes, d’être utilisés pour enfanter, selon les besoins et la volonté des hommes;  pour les personnes en situation de handicap, jugées non  « productives », d’être perçues comme des êtres «négligeables » dans une culture capitaliste et exploitante; pour les immigrants, d’être considérés comme des «une maladie » à guérir absolument  car elle « affaiblit » le pays; pour la violence, les cycles de pauvreté, le manque de ressources et la guerre d’être utilisés comme outils de fabrication  systématique de handicaps dans les collectivités et dans les pays tout entiers . » (Mia Mingus)


La campagne Voilà le capacitisme a reçu des fonds de la compagnie d’assurance Allstate du Canada. Les points de vue qui y sont exprimés n’engagent qu’Inclusion Canada ainsi que, le cas échéant, les partenaires du projet. Allstate ne sera nullement tenue responsable des opinions qui auront été présentées.